top of page

C'est quoi le dispositif Jeanbrun pour un bailleur privé ?

Sommaire


  • La loi Jeanbrun : définition et principe du dispositif

  • Comment fonctionne l'amortissement du statut de bailleur privé ?

  • Conditions d'éligibilité à la loi Jeanbrun pour un logement

  • Avantages du dispositif Jeanbrun pour l'investissement locatif

  • Simulation et stratégie pour optimiser la loi Jeanbrun

  • Foire aux questions


C'est quoi le dispositif Jeanbrun : Le dispositif Jeanbrun introduit, depuis le 20 février 2026, un mécanisme d'amortissement du bâti applicable aux revenus fonciers en location nue : définition, conditions d'éligibilité, avantages fiscaux et simulation chiffrée sont détaillés ci-après.



C'est quoi le dispositif Jeanbrun : La loi Jeanbrun : définition et principe du dispositif


Le dispositif Jeanbrun modifie la fiscalité du locatif privé. Créé par la loi de finances 2026, il autorise, pour une location nue, la déduction d'un amortissement du bâti sur les revenus fonciers. Jusqu'ici, ce levier restait associé à d'autres régimes. Son entrée en vigueur le 20 février 2026 marque donc un changement net pour le bailleur privé qui investit en nom propre.




Qu'est-ce que le dispositif Jeanbrun exactement ?


La définition du dispositif Jeanbrun tient en trois points : un amortissement annuel calculé sur 80 % du prix d'acquisition, une action directe sur la base imposable, et un avantage fiscal qui ne relève pas du plafond global de 10 000 € applicable à certaines niches. Une lecture conjointe des règles fiscales et des contraintes liées à l'engagement de location conditionne la pertinence du choix de régime.


  • Base légale : article 12 octies de la loi de finances pour 2026, entré en vigueur le 20 février 2026, dans le cadre du plan Relance Logement porté par Vincent Jeanbrun.

  • Calendrier : acquisitions réalisées entre le 21 février 2026 et le 31 décembre 2028, avec 50 000 opérations visées dès la première année.

  • Champ territorial : toute la France, outre-mer compris, sans zonage restrictif.


Le dispositif Jeanbrun, « Relance logement », permet de pratiquer jusqu'à 12 000 € d'amortissement annuel, de générer jusqu'à 10 700 € de déficit imputable sur le revenu global, et d'ajouter la déduction des charges de location. Le tout s'accompagne d'un engagement de location de 9 ans à titre de résidence principale, avec un objectif public de 400 000 logements par an d'ici 2030.



Pourquoi cette loi a-t-elle été créée ?


Le besoin économique explique la genèse du dispositif : la France compte 4 millions de mal-logés et 12 millions de personnes en situation de fragilité résidentielle. Le logement manque, notamment dans le locatif privé, et le déficit d'offre pèse sur l'ensemble du marché.


L'exécutif a fixé un cap : 400 000 logements construits par an, dont 50 000 dans le secteur locatif privé et 125 000 logements sociaux dès 2026. En complément, 500 millions d'euros supplémentaires sont destinés à environ 700 bailleurs sociaux pour accélérer la production.


En quoi diffère-t-il du dispositif Pinel ?


Le Pinel reposait sur une réduction d'impôt forfaitaire de 21 % du prix d'acquisition, soumise à un plafond de 10 000 € au titre des niches fiscales. La loi Jeanbrun, elle, agit par amortissement sur les revenus fonciers. La différence se joue sur l'arbitrage entre réduction immédiate et économie fiscale progressive : plus le taux marginal d'imposition est élevé, plus l'effet peut être sensible.


Autre rupture : le Pinel visait le neuf dans certaines zones. Le nouveau régime couvre l'ensemble du territoire et inclut la rénovation dans l'ancien, sous conditions d'éligibilité. Le choix du montage dépend alors de la situation patrimoniale, du revenu foncier attendu et du taux marginal d'imposition.



Comment fonctionne l'amortissement du statut de bailleur privé ?


Le dispositif Jeanbrun, créé par l'article 12 octies de la loi de finances 2026, autorise l'amortissement du bâti d'un logement loué nu directement sur le revenu foncier. Le principe est lisible : chaque année, une fraction du prix d'acquisition vient en déduction de la base imposable, sans entrer dans le plafond global des niches fiscales.


Ce mécanisme vise l'immobilier locatif détenu sous statut de bailleur privé, avec un avantage centré sur l'amortissement plutôt que sur une réduction d'impôt frontale. En pratique, le bon montage dépend de la durée de détention, du niveau de revenu imposable et du loyer retenu.


Calcul de la base et des taux d'amortissement


La base amortissable correspond à 80 % du prix d'acquisition. Le terrain reste exclu. Pour une acquisition de 200 000 €, la base retenue est donc de 160 000 €.


Le point de départ se fixe au 1er jour du mois d'achèvement ou d'acquisition.


Le taux d'amortissement dépend ensuite du niveau de loyer et de la nature du bien. Pour un logement neuf conforme RE2020, trois paliers existent. Dans l'ancien rénové, les taux sont plus faibles, mais la base peut intégrer les travaux lorsque leur montant atteint au moins 30 % du prix d'acquisition et permet d'obtenir un DPE A ou B.


Catégorie locative

Taux neuf (RE2020)

Taux ancien rénové

Plafond annuel

Loyer intermédiaire

3,5 %

2 %

8 000 €

Loyer social

4,5 %

2,5 %

10 000 €

Loyer très social

5,5 %

3 %

12 000 €


Cas concret : pour un logement neuf acquis 200 000 € et loué en loyer social, l'amortissement annuel s'établit à 7 200 € (4,5 % × 160 000 €). Ce montant reste sous le plafond de 10 000 €, la déduction est donc intégrale. À l'inverse, sur un bien plus élevé en loyer très social, le plafond peut être atteint rapidement.



Quel plafond de déduction selon la catégorie locative ?


Ces montants s'apprécient hors plafond global des niches fiscales, ce qui distingue nettement ce statut de bailleur d'autres dispositifs de réduction d'impôt plafonnés à 10 000 € globaux, comme le Pinel ou le Denormandie.


Le dispositif Jeanbrun se combine avec les charges déductibles du régime réel. La structuration optimale passe par une lecture globale des flux : amortissement, intérêts d'emprunt, taxe foncière, assurance et charges de copropriété peuvent se cumuler la même année.


  • Intérêts d'emprunt : déductibles des revenus fonciers dans la limite des loyers encaissés, avec report de l'excédent sur les années suivantes.

  • Taxe foncière, charges de copropriété, assurances : ces charges déductibles réduisent encore la base taxable et peuvent accentuer le déficit.

  • Déficit foncier imputable sur le revenu global : jusqu'à 10 700 € par an, ou 21 400 € jusqu'au 31 décembre 2027 en cas de travaux d'économies d'énergie, avec report possible sur 10 ans.


La différence se joue sur l'arbitrage entre rendement brut et niveau de loyer. Le loyer social, et plus encore le très social, améliore la déduction annuelle mais impose un plafond de recettes plus bas. Pour un bailleur privé, le bon choix dépend de la tranche marginale d'imposition, du marché local et de l'objectif de revenu à long terme.



Quelle économie d'impôt peut-on espérer concrètement ?


L'économie d'impôt découle d'un calcul simple : amortissement annuel multiplié par la TMI. Avec 12 000 € d'amortissement et une TMI à 30 %, le gain annuel atteint 3 600 €. À 41 %, il monte à 4 920 €.


À cela peut s'ajouter l'effet sur les prélèvements sociaux de 17,2 %, lorsque le revenu foncier demeure positif.


Pour une acquisition de 200 000 € en catégorie sociale avec une TMI de 30 %, l'économie totale estimée sur 9 ans atteint 30 582 €. Ce chiffrage intègre l'amortissement et les autres déductions mobilisables. À anticiper dès la mise en location : le séquencement des charges déductibles et la création éventuelle d'un déficit influencent directement le résultat.


Le dispositif Jeanbrun bénéficie logiquement davantage aux contribuables les plus imposés. Un bailleur privé taxé à 45 % obtiendra une économie supérieure à celle d'un profil à 30 %, à bien identique.


Conditions d'éligibilité à la loi Jeanbrun pour un logement


Profiter du dispositif Jeanbrun suppose de respecter des règles précises. Elles portent à la fois sur le type de logement, la mise en location et le niveau de plafond applicable. Ces conditions d'éligibilité sont cumulatives : le non-respect de l'une d'elles entraîne la reprise des amortissements déjà pratiqués, avec majorations et intérêts de retard.



Quels logements sont éligibles à la loi Jeanbrun ?


Ce nouveau dispositif qui remplace la loi Pinel reprend certaines exigences de qualité du bâti, mais s'en écarte sur un point structurant : l'absence de zonage. La loi Jeanbrun peut donc s'appliquer partout en France métropolitaine et en outre-mer, sous réserve que la nature du bien et sa performance énergétique répondent aux critères fixés par la loi.


  • Logement neuf : appartement situé dans un immeuble collectif, conforme à la RE2020 et classé DPE A ou B. Les maisons individuelles restent exclues du dispositif.

  • Logement en VEFA : acquisition en vente en l'état futur d'achèvement, avec les mêmes exigences de conformité RE2020 et de DPE A ou B. Le point de départ de l'amortissement intervient le 1er jour du mois d'achèvement.

  • Logement ancien rénové : la rénovation dans l'ancien doit représenter au moins 30 % du prix d'acquisition et permettre d'atteindre un DPE A ou B. La base amortissable inclut alors le montant des travaux.

  • Limite par foyer fiscal : un même foyer fiscal peut retenir au maximum deux biens dans le cadre du dispositif Jeanbrun. La mise en location doit débuter dans les 12 mois suivant l'acquisition ou l'achèvement des travaux.


L'ancien mérite un examen attentif avant toute décision. La rénovation dans l'ancien élargit fortement le champ d'application du régime, y compris dans des communes qui étaient écartées des anciens schémas fiscaux. Un appartement ancien à réhabiliter dans une ville moyenne peut ainsi entrer dans la loi Jeanbrun, à condition de franchir le seuil de 30 % de travaux et d'atteindre la performance énergétique requise.



Le statut de bailleur et l'engagement de location sur 9 ans


Le statut de bailleur impose un engagement de location nue de 9 ans minimum, sans interruption, à compter de la mise en location effective. Le bien doit être occupé à titre de résidence principale. À l'inverse, toute bascule en location meublée, saisonnière ou de type Airbnb met fin immédiatement au bénéfice du régime.


Le locataire ne peut pas appartenir au foyer fiscal du propriétaire. Il ne peut pas non plus être un ascendant, un descendant ou un parent jusqu'au 2e degré inclus. En pratique, la reprise porte sur l'intégralité des amortissements pratiqués depuis l'origine, majorations et intérêts de retard inclus.


Plafond de loyer social et logement intermédiaire


La catégorie locative retenue et le niveau de plafond applicable déterminent directement le rendement net du bien. Les loyers restent encadrés selon la zone géographique et le positionnement du bien, avec un calcul fondé sur un coefficient précis : 0,7 + (19 / surface utile), dans la limite de 1,2. La surface utile correspond à la surface habitable augmentée de 50 % des annexes, dans la limite de 8 m².


Les références actuellement citées sont les suivantes : 19,71 €/m² en zone A bis, 14,64 €/m² en zone A et 11,80 €/m² en zone B1. Il faut ensuite arbitrer entre les niveaux de décote : -15 % pour le logement intermédiaire, -30 % pour le loyer social et -45 % pour le très social.


Cette baisse de loyer pèse mécaniquement sur le rendement brut. L'arbitrage entre effort locatif et avantage fiscal est donc central pour valider la rentabilité du montage. Pour un contribuable imposé à 41 %, la déduction liée à l'amortissement compense souvent une part significative du manque à gagner locatif.


Avantages du dispositif Jeanbrun pour l'investissement locatif


Le dispositif Jeanbrun modifie l'équation d’un investissement locatif en location nue. Son intérêt ne se limite pas à un avantage fiscal ponctuel : il touche aussi le revenu imposable, le rendement net et la souplesse de détention du logement. La différence se joue sur l'arbitrage entre fiscalité immédiate, contraintes d’exploitation et stratégie patrimoniale.




Un avantage fiscal hors plafond des niches fiscales


L’amortissement annuel s’impute sur les revenus fonciers imposables sans entrer dans le plafond global de 10 000 € des niches fiscales. Pour un investisseur qui mobilise déjà d’autres dispositifs fiscaux, c’est un levier rare. En pratique, le gain conserve toute sa portée même si ce plafond est déjà consommé.


Jeanbrun vs LMNP : quelles différences concrètes ?


Face au LMNP, l’écart est d’abord fiscal. En LMNP, les déficits issus de l’amortissement restent cantonnés aux revenus BIC futurs. Avec le Jeanbrun, le déficit peut s’imputer sur le revenu global dans la limite de 10 700 € par an, portée à 21 400 € pour des travaux d’économies d’énergie réalisés avant le 31 décembre 2027.


  • Déficit imputable sur le revenu global : le report s'étend sur 10 ans en cas de dépassement annuel.

  • Pas de réintégration à la revente : à la cession, le LMNP réintègre les amortissements déduits dans le calcul de la plus-value imposable; le Jeanbrun ne prévoit pas cette réintégration.

  • Régime des revenus fonciers : le bien reste en location nue, dans le cadre classique de l’ immobilier locatif, sans passage au régime BIC.


À l’inverse, ce régime n’est pas cumulable sur un même bien avec Pinel, Denormandie, Loc’Avantages, Malraux ou Monuments Historiques. Il reste en revanche compatible avec le logement locatif intermédiaire. Le bon montage dépend donc de l’ acquisition visée, du niveau d’imposition et des autres avantages fiscaux déjà activés.


Quel impact réel sur le rendement et l'effort mensuel ?


L’intérêt du dispositif se mesure aussi dans les chiffres. Un bien affichant 4 % de rendement net peut atteindre 5,5 % de rendement net-net pour un investisseur imposé à une TMI de 41 %, une fois l’économie fiscale annuelle intégrée. Selon BP Finance, une fourchette de 4 % à 7 % constitue un repère cohérent en immobilier locatif; au-delà de 10 %, l’analyse des risques locatifs doit être renforcée.


Sur un bien de 200 000 € en catégorie sociale, avec une TMI de 30 %, l’effort d’épargne mensuel net ressort autour de 200 à 250 € après prise en compte du loyer perçu et de l’économie fiscale. La structuration optimale passe par une lecture simultanée de trois flux : mensualité de crédit, revenu locatif et baisse d’impôt.



Simulation et stratégie pour optimiser la loi Jeanbrun


Une simulation sérieuse de la loi Jeanbrun ne se limite pas à un calcul de réduction d’impôt. Elle intègre le revenu imposable, le prix d’ acquisition, la catégorie locative, le financement et l’horizon de détention. En pratique, c’est le croisement de ces données qui permet d’évaluer l’équilibre réel de l’opération.


Comment simuler son gain fiscal avec le dispositif Jeanbrun ?


Pour mener une dispositif jeanbrun simulation utile, il faut croiser les bons chiffres dès le départ : TMI, situation familiale, niveau de revenu, montant de l’ acquisition et conditions de crédit. Le simulateur Jeanbrun permet de mesurer l’amortissement annuel, le déficit, le cash-flow, la déduction fiscale et l’effet sur la capacité d’emprunt. La comparaison entre plusieurs catégories locatives reste souvent décisive avant toute signature dans l’ immobilier locatif.


  • Exemple catégorie sociale, TMI 30 % : pour une acquisition de 200 000 €, l’amortissement annuel atteint 9 000 € (4,5 % × 160 000 €). L’économie d’impôt ressort à 2 700 € par an, soit 30 582 € sur 9 ans.

  • Exemple catégorie très sociale, TMI 41 % : avec un plafond de 12 000 €, l’économie fiscale annuelle monte à 4 920 €, soit 44 280 € sur 9 ans.

  • Impact du financement : pour un prêt de 200 000 € à 3,5 % sur 20 ans, les intérêts déductibles atteignent environ 6 700 € la première année. Ajoutés à l’amortissement, ils peuvent créer un déficit significatif dès la mise en location.

  • Calcul du loyer maximal : le coefficient est égal à 0,7 + (19/surface utile), dans la limite d’un plafond de 1,2. La surface utile correspond à la surface habitable augmentée de 50 % des annexes, dans la limite de 8 m².


BP Finance croise systématiquement simulation patrimoniale, courtage du financement et cadrage fiscal pour chaque dossier. La différence se joue sur l’arbitrage entre effort d’épargne, niveau de déduction et rendement net à long terme dans un projet d’ immobilier locatif.


Quel plafond maximiser selon son profil d'investisseur ?


Le seuil d’efficacité change selon la catégorie locative retenue : à 30 %, la décote de loyer en catégorie sociale reste absorbable par le gain fiscal; à 41 % ou 45 %, la décote de 45 % en catégorie très sociale est compensée par l’économie supplémentaire liée au plafond de 12 000 €. La structuration optimale passe par un calcul simultané du loyer, de l’économie d’impôt et de l’effort d’épargne mensuel.


À anticiper dès le montage : le plafond majoré du déficit foncier à 21 400 € pour les travaux d’économies d’énergie prend fin le 31 décembre 2027. Pour une opération dans l’ancien, la structuration optimale passe par une planification des travaux avant cette échéance. Après cette date, le plafond de droit commun de 10 700 € retrouvera son application.


Fiscalité à la revente et horizon patrimonial


À la revente, les amortissements pratiqués pendant la location sont réintégrés dans le calcul de la plus-value imposable. Cet effet se réduit avec le temps : pour l’impôt sur le revenu, l’abattement est de 6 % par an entre la 6e et la 21e année, puis de 4 % la 22e année, ce qui conduit à une exonération totale après 22 ans. Pour les prélèvements sociaux, l’exonération complète n’intervient qu’après 30 ans de détention.


Une fois l’étape d’engagement franchie, la donation en pleine propriété après 9 ans peut constituer une sortie patrimoniale efficace. Elle permet de transmettre le bien sans imposition immédiate sur la plus-value latente, tout en laissant au donataire un actif libéré de la contrainte locative. Le bon montage dépend de la situation familiale, de l’objectif de transmission et des règles applicables en matière de droits de donation : ce paramètre entre dans le périmètre de toute simulation sérieuse du dispositif.



Foire aux questions


Quel est le principe de la loi Jeanbrun ?

La loi Jeanbrun, issue de la loi de finances pour 2026, permet à un bailleur privé de pratiquer un amortissement annuel sur 80 % du prix d’ acquisition d’un logement mis en location nue. L’avantage porte sur le revenu foncier imposable : il s’agit d’une baisse de la base taxée, et non d’une réduction d’impôt au sens classique.

Dès lors, le dispositif Jeanbrun ne relève pas du plafond global des niches fiscales de 10 000 €. En pratique, le taux d’amortissement varie de 3,5 % à 5,5 % dans le neuf selon la catégorie retenue, avec des plafonds annuels fixés à 8 000 €, 10 000 € ou 12 000 €.

Quels sont les logements éligibles au dispositif Jeanbrun ?

Le dispositif Jeanbrun vise uniquement les appartements situés dans des immeubles collectifs. Les maisons individuelles sont exclues. Trois situations ouvrent droit à la loi : un bien neuf conforme à la RE2020 avec un DPE A ou B, une acquisition en VEFA répondant aux mêmes critères, ou un bien ancien rénové.

Pour l’ancien, les travaux doivent représenter au moins 30 % du prix d’acquisition et permettre d’atteindre un DPE A ou B. À l’inverse des anciens dispositifs zonés, la loi Jeanbrun s’applique sur l’ensemble du territoire français. Un même foyer fiscal peut retenir jusqu’à deux biens éligibles.

Quelles sont les obligations du bailleur pendant les 9 ans ?

Le propriétaire doit louer le bien nu, à titre de résidence principale, pendant au moins 9 ans consécutifs. Le locataire ne peut pas appartenir au foyer fiscal du bailleur, ni être un ascendant, un descendant ou un parent jusqu’au 2e degré inclus.

Les loyers sont encadrés selon la catégorie retenue. Le loyer social correspond à un niveau inférieur de 30 % au marché, le loyer intermédiaire à 15 %, et le très social à 45 %.

En cas de rupture des engagements avant 9 ans, l’administration fiscale réintègre l’ensemble des amortissements déduits depuis l’origine. Des majorations et intérêts de retard s’ajoutent alors.


Commentaires


bottom of page