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Loi denormandie : liste des travaux éligibles pour rénover

Les travaux éligibles au dispositif Denormandie obéissent à un cadre précis : nature des travaux acceptés, seuil des 25 %, conditions énergétiques et justificatifs à conserver pour sécuriser la réduction d'impôt.





La condition des 25 % dans la loi Denormandie


Dans le dispositif Denormandie, une condition domine le montage : le montant des travaux doit représenter au moins 25 % du coût total de l'opération. Ce seuil détermine le caractère éligible de l’investissement et ouvre, ou non, l’accès à l’ avantage fiscal. BP Finance attire l’attention sur ce point très tôt, car une estimation imprécise du budget travaux peut fragiliser l'ensemble du dossier.






Le rôle du seuil dans l'éligibilité


Les travaux de rénovation obligatoires au titre du dispositif ne visent pas un simple rafraîchissement, mais une transformation mesurable du bien. Dès lors, le ratio de 25 % sert de filtre entre une remise en état légère et une opération de réhabilitation suffisamment substantielle pour entrer dans le champ de la réduction d'impôt.


  • Formule de calcul : budget travaux ÷ (prix d'achat + budget travaux) ≥ 25 %. Pour un bien acquis 100 000 €, le montant des travaux minimal atteint 33 333 €.

  • Base plafonnée : la réduction d'impôt se calcule dans la limite de 300 000 € et de 5 500 € par m² de surface habitable. Le plafond le plus contraignant s’applique.

  • Facturation obligatoire : seuls les travaux réalisés par une entreprise sont retenus. L’autoconstruction reste exclue.

  • Pas de cumul fiscal : les dépenses déjà prises en compte pour l’ avantage fiscal ne peuvent pas être déduites une seconde fois des revenus fonciers.


Le total de l'opération comprend le prix d’achat, les frais de notaire et les travaux de rénovation. En complément, certains frais périphériques, comme les honoraires d’architecte ou de maîtrise d’œuvre, appellent une vérification au cas par cas selon la doctrine fiscale applicable.


La différence se joue sur l'arbitrage entre prix d’acquisition et budget travaux. Si ce dernier est sous-évalué au départ, la condition des 25 % peut ne plus être respectée une fois le dossier finalisé.





La nature des travaux retenus dans le calcul


La rénovation d’un bien ancien dans le cadre du Denormandie repose sur une liste des travaux éligibles encadrée. Tous les travaux éligibles doivent être exécutés et facturés par des professionnels.


  • Isolation : traitement des murs, planchers bas et combles, avec un impact direct sur la performance énergétique et la qualité de la rénovation énergétique.

  • Menuiseries : remplacement des fenêtres pour améliorer l’enveloppe thermique.

  • Chauffage et eau chaude sanitaire : remplacement ou modernisation des équipements existants.

  • Création de surface habitable : aménagement des combles, transformation d’un garage, création de balcon ou de terrasse.


Les matériaux achetés directement par le bailleur ne sont pas retenus, même si la rénovation réalisée est identique sur le fond. La sécurisation du dossier passe par des factures d’entreprise détaillées, cohérentes avec les travaux éligibles au Denormandie. La référence officielle reste utile : travaux éligibles Denormandie.





Deux voies pour satisfaire aux exigences du dispositif


Le montage peut suivre deux chemins. Soit l’opération combine au moins deux catégories de la liste des travaux éligibles, soit elle démontre une amélioration globale de la performance énergétique du logement : au moins 30 % pour une maison individuelle, ou 20 % pour un logement situé dans un immeuble collectif.


La structuration optimale passe par un choix cohérent entre gestes ciblés de rénovation énergétique et approche plus globale de la performance du bien, selon l’état initial du logement et le coût total de l'opération.


L'association isolation et chauffage reste la combinaison la plus fréquente dans les dossiers aboutis : elle atteint le seuil énergétique tout en produisant des factures claires et facilement justifiables.


Liste complète des travaux éligibles au dispositif Denormandie


La liste des travaux retenue par la loi Denormandie repose sur trois blocs : performance énergétique, modernisation du logement et création de surface habitable. Chaque dépense doit être justifiée par des factures d'entreprises, respecter les normes applicables et entrer dans le calcul du seuil de 25 % du coût total de l’opération.



Les travaux d'amélioration énergétique reconnus


Dans le dispositif Denormandie, les travaux d'amélioration énergétique remplissent deux fonctions simultanées. Ils servent à atteindre le seuil réglementaire de 25 % et à améliorer le DPE du logement, avec une exigence minimale post-travaux.


  • Isolation : isolation des murs, des planchers bas et des combles, par l’intérieur ou par l’extérieur, afin de limiter les déperditions et de soutenir l’ amélioration de l’étiquette énergétique.

  • Menuiseries performantes : remplacement des fenêtres par du double ou triple vitrage, lorsque ces travaux éligibles s’inscrivent dans un programme global de rénovation.

  • Chauffage et ventilation : installation d’une pompe à chaleur, d’une chaudière à condensation, d’un poêle à granulés ou d’une VMC double flux, autant d’équipements admis parmi les travaux d'amélioration.

  • Équipements complémentaires : certains dispositifs comme un thermostat connecté ou des panneaux solaires peuvent participer à la performance du logement, sous réserve de leur traitement fiscal exact dans le dossier.


Le bon montage dépend de l’équilibre entre gain énergétique et coût global. Une intervention sur l’ isolation des combles ou des murs, combinée à un système de chauffage performant, sécurise souvent plus efficacement l’éligibilité qu’un remplacement d’équipement isolé. Dès lors, la liste des travaux éligibles doit être construite à partir du résultat attendu au DPE, et non à partir d’une simple addition de devis.





Les travaux de modernisation et la création de surface habitable


La rénovation ne se limite pas au volet énergétique. La modernisation du bien et certains travaux d’extension intérieure ou de transformation sont également retenus, dès lors qu’ils s’inscrivent dans une opération conforme au régime fiscal et qu’ils sont réalisés par des professionnels. La différence se joue sur l'arbitrage entre valorisation locative, conformité technique et avantage fiscal.


  • Salle de bains : création ou réfection complète, avec les réseaux nécessaires.

  • Mise aux normes : reprise de l’électricité et de la plomberie pour respecter les normes en vigueur.

  • Travaux d'assainissement : remise en état des installations concernées, avec prise en compte des contraintes techniques du bien.

  • Réfection intérieure : intervention sur les sols, plafonds, murs ou façades lorsqu’elle relève d’une opération de rénovation globale.

  • Création de surface habitable : aménagement de combles, transformation d’un garage en pièce de vie, création de véranda, terrasse ou balcon dans le respect des règles d’urbanisme.


Ces postes permettent souvent de compléter utilement la base des travaux éligibles lorsque les seuls travaux énergétiques ne suffisent pas à franchir le seuil requis. À anticiper dès la phase de chiffrage : certains aménagements peuvent être retenus, d’autres non, selon leur nature exacte et leur place dans l’opération.


Les travaux exclus et non éligibles à la loi Denormandie


Toutes les dépenses de rénovation ne sont pas admises. Sont exclus les travaux purement esthétiques, la peinture isolée, le papier peint, les revêtements décoratifs, le mobilier, l’électroménager ou encore la construction d’une piscine. Cette liste des travaux non retenus doit être distinguée des dépenses déductibles des revenus fonciers : le périmètre fiscal n’est pas le même, comme BP Finance le détaille dans l'analyse sur les travaux déductibles.


L’autoconstruction est également exclue. Même si les travaux respectent les normes, ils ne peuvent pas entrer dans l’assiette du dispositif s’ils ne sont pas facturés par une entreprise. Présenter un agrandissement ou une dépense d’entretien comme des travaux considérés comme rénovation lourde expose à un redressement et à la perte de l’ avantage fiscal.


Performance énergétique et certification RGE, conditions éligibles


Au-delà de la nature des travaux et du seuil de 25 %, la loi Denormandie impose deux filtres décisifs : un niveau minimal de performance énergétique du logement après rénovation, et le recours à des entreprises certifiées Denormandie RGE pour les postes concernés. Sans ces deux validations, le bien n’est pas éligible et la réduction d'impôt est remise en cause.





Quelle performance énergétique minimale après travaux ?


Le dispositif Denormandie ne retient pas seulement le montant des dépenses. Il exige un résultat mesurable sur la performance énergétique du logement, prouvé par diagnostic. En pratique, un logement doit atteindre au minimum la classe E au DPE après chantier, soit une consommation inférieure ou égale à 331 kWh/m²/an.


La différence se joue sur l'arbitrage entre volume de travaux, nature des travaux et gain réel de performance énergétique.


  • Maison individuelle : amélioration d’au moins 30 % de la consommation, démontrée par deux DPE.

  • Logement collectif : amélioration d’au moins 20 % de la consommation énergétique du logement.

  • Seuil minimal après chantier : étiquette E obligatoire dans tous les cas.

  • Justification technique : un DPE avant travaux et un DPE après travaux sont requis pour établir la progression.


Les aides perçues, notamment de l’Anah, doivent en outre être déduites de la base de calcul de la réduction d'impôt : l’ avantage fiscal s’applique alors sur une assiette réduite, selon les taux de 12 %, 18 % ou 21 %.


Type de logement

Gain énergétique minimal

Étiquette DPE minimale

Consommation maximale

Maison individuelle

30 %

E

≤ 331 kWh/m²/an

Logement collectif

20 %

E

≤ 331 kWh/m²/an

Tout type (plancher absolu)


F ou G = inéligible

> 331 kWh/m²/an = exclusion


Certification Denormandie RGE : une exigence à sécuriser avant les devis


Pour toute rénovation énergétique, les entreprises intervenant sur les postes concernés doivent être certifiées RGE. À défaut, les dépenses peuvent être exclues du calcul fiscal. Le bon montage dépend de cette vérification en amont, avant signature, et non au moment où les factures sont déjà émises.


Dès lors, le seuil de dépenses peut ne plus être atteint, l’ amélioration de la performance énergétique du logement n’est plus valablement démontrée, et le bien cesse d’être éligible.


La qualification RGE, sa date de validité et son adéquation avec la nature des travaux sont contrôlées par BP Finance avant lancement du chantier, devis par devis.


Délais et justificatifs obligatoires pour rester éligible


Le calendrier est strict. Les travaux doivent être achevés au plus tard le 31 décembre de la deuxième année qui suit l’acquisition. À anticiper dès la promesse de vente : un retard suffit à faire perdre définitivement le bénéfice de la loi Denormandie.


Les pièces à conserver sont précises : devis signés, factures originales avec TVA, DPE avant et après travaux, attestations de certification RGE des entreprises. Ces justificatifs doivent être gardés au moins 6 ans au titre des revenus locatifs. En cas de contrôle, l’absence d’un document peut remettre en cause tout l’ avantage fiscal.





Foire aux questions


Quels types de travaux sont éligibles au dispositif Denormandie ?

Dans le cadre du dispositif Denormandie, les travaux sont éligibles s'ils relèvent d'au moins deux grandes familles de rénovation : isolation des murs ou de la toiture, remplacement des fenêtres, amélioration du chauffage ou de la production d'eau chaude sanitaire, ou création de surface habitable. En complément, la liste des travaux retenus peut inclure des opérations de modernisation, de mise aux normes, la création d'une salle de bains, ainsi que des travaux d'assainissement.

En pratique, le bon montage dépend de la nature exacte des interventions retenues. Tous les travaux doivent être réalisés par un professionnel, facturés dans les règles, et le budget travaux doit représenter au moins 25 % du coût total de l'opération. Une liste des travaux claire, appuyée par les devis, permet de démontrer que les conditions d'éligibilité sont réunies.

Quelle est la condition minimale concernant les travaux pour bénéficier du dispositif Denormandie pour l'ancien ?

La condition est double. D'abord, le budget travaux doit atteindre au moins 25 % du coût total de l'opération. Exemple chiffré : pour un bien acquis 100 000 €, le montant minimal de travaux de rénovation à engager s'élève à 33 333 €.

Ensuite, le logement doit respecter un niveau de performance énergétique après rénovation. Le DPE visé doit être au minimum classé E, soit une consommation inférieure à 331 kWh/m²/an, avec une amélioration énergétique d'au moins 30 % pour une maison individuelle ou 20 % pour un logement collectif. À anticiper dès la phase de chiffrage : si l'une de ces deux conditions manque, le bien n'est pas éligible à la réduction d'impôt prévue par la loi Denormandie.

Les travaux de décoration ou d'embellissement sont-ils éligibles à la loi Denormandie ?

Non. La loi Denormandie écarte les dépenses purement esthétiques : peinture, papier peint, revêtements décoratifs, mobilier ou électroménager ne figurent pas dans la liste des travaux éligibles.

La différence se joue sur l'arbitrage entre embellissement et amélioration réelle du logement. Seuls des travaux liés à la rénovation, à la modernisation, à l'isolation, au chauffage, aux normes ou encore à l'assainissement peuvent être retenus. Un dossier mal documenté peut entraîner la remise en cause de la réduction d'impôt, avec réintégration de l'avantage fiscal accordé sur toute la durée de l'engagement locatif.


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