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Assurance-vie : est-ce imposable et comment déclarer ?

30 août
13 min de lecture

Savoir si un contrat d'assurance-vie est imposable, et dans quelle mesure, conditionne les décisions de retrait, d'arbitrage et de transmission.


Ce guide présente les avantages fiscaux de l'assurance vie, les seuils d'imposition selon la durée du contrat, les abattements applicables et le régime particulier au décès.





Quand l'assurance-vie est-elle imposable ?


L'assurance-vie n'est pas imposée à l'ouverture ni chaque année pendant la durée du contrat. L'imposition intervient uniquement en cas de rachat partiel ou total. Tant que l'épargne reste investie, les gains se capitalisent sans créer d'événement fiscal au titre de l'impôt sur le revenu.






Pendant la durée du contrat


La fiscalité de l'assurance vie pendant la phase d'épargne est différée : les intérêts et les plus-values s'accumulent dans l'enveloppe sans imposition annuelle à l'impôt sur le revenu. Les versements effectués ne sont pas déductibles du revenu imposable et n'ont pas à être déclarés à l'administration fiscale lors de leur réalisation.


Seuls les prélèvements sociaux peuvent être perçus périodiquement sur certains supports, notamment les fonds en euros :


  • Fonds en euros : les prélèvements sociaux de 17,2 % sont prélevés chaque année par l'assureur sur les intérêts crédités au contrat.

  • Unités de compte : les prélèvements sociaux ne sont dus qu'au moment d'un rachat ou du dénouement du contrat, sur les gains effectivement réalisés.

  • Arbitrages internes : un transfert entre supports au sein du même contrat d'assurance-vie ne déclenche aucune imposition immédiate.

  • Avances : une avance accordée par l'assureur n'est pas taxable tant qu'elle est remboursée dans les délais prévus par le contrat.


Cette capitalisation sans imposition intermédiaire constitue un atout structurel de l'assurance-vie. Arbitrer entre la constitution d'un capital à long terme, la transmission et la préparation d'un complément de revenu à la retraite relève alors d'une analyse patrimoniale complète.





Au moment d'un rachat


Le rachat, total ou partiel, constitue le fait générateur de l'imposition. Les gains inclus dans la somme retirée deviennent alors imposables. Le capital versé initialement n'est pas taxé une seconde fois : seule la fraction d'intérêts et de plus-values comprise dans le retrait entre dans l'assiette fiscale.


Pour un rachat partiel, la quote-part de gains imposable est calculée selon une formule précise : montant du rachat multiplié par le rapport entre les gains totaux du contrat et sa valeur totale au jour du retrait. Le souscripteur ne retire donc pas fiscalement ses gains ou son capital en priorité. Cette méthode s'applique quel que soit le montant retiré.


Pour un rachat total, les gains imposables correspondent à la différence entre la valeur de rachat du contrat et l'ensemble des versements effectués depuis la souscription. La durée du contrat à la date du rachat détermine ensuite le taux applicable. BP Finance accompagne ses clients dans le calendrier de leurs retraits, notamment afin d'utiliser les abattements disponibles après huit ans de détention.





Capital et gains imposables


La distinction entre capital versé et gains générés reste fondamentale. Les primes que vous avez versées ne supportent aucune imposition lors d'un retrait, quelle que soit la durée du contrat. Seuls les intérêts et les plus-values produits par ce capital sont imposés, qu'il s'agisse d'un rachat partiel ou total.


  • Capital : les primes versées par le souscripteur ne sont jamais imposées lors d'un rachat, même si la valeur du contrat a fortement progressé.

  • Intérêts et plus-values : la fraction de gains comprise dans la somme retirée entre dans l'assiette de l'impôt sur le revenu et des prélèvements sociaux.

  • Ventilation automatique : l'assureur calcule la part taxable à chaque opération et la reporte sur l'Imprimé Fiscal Unique transmis au souscripteur.


Pour en savoir plus sur les obligations du bénéficiaire, consultez la déclaration du bénéficiaire d'une assurance vie aux impôts. Cette ventilation entre capital et gains permet d'évaluer la charge fiscale réelle et d'anticiper l'impact net d'un retrait sur le patrimoine disponible.


Fiscalité de l'assurance-vie selon l'ancienneté


L’ancienneté du contrat d'assurance-vie constitue le principal levier fiscal. Elle détermine le taux d’ imposition des gains retirés et l’accès à un abattement annuel. La date de chaque versement compte aussi : les règles diffèrent selon que les primes ont été versées avant ou après le 27 septembre 2017. BP Finance intègre ces deux paramètres dans toute stratégie d’épargne ou de retrait.





Avant huit ans du contrat


Concernant l’ imposition de l’assurance vie après 8 ans, elle devient plus favorable que celle qui s’applique pendant les premières années. Avant ce seuil, les gains issus de primes versées après le 27 septembre 2017 sont soumis par défaut au prélèvement forfaitaire unique (PFU), aussi appelé flat tax, au taux de 30 % : 12,8 % d’ impôt sur le revenu et 17,2 % de prélèvements sociaux. Aucun abattement annuel ne réduit l’assiette avant le huitième anniversaire.


Pour les primes versées avant le 27 septembre 2017, le prélèvement forfaitaire libératoire (PFL) suivait une grille dégressive : 35 % pour un contrat de moins de quatre ans, puis 15 % entre quatre et huit ans. Ces anciens taux peuvent encore s’appliquer à un rachat effectué aujourd’hui lorsque le contrat comprend des primes versées avant cette date.





Période du contrat

Date des versements

Taux IR applicable

Prélèvements sociaux

Taux global

Moins de 4 ans

Avant 27/09/2017

35 % (PFL)

17,2 %

52,2 %

4 à 8 ans

Avant 27/09/2017

15 % (PFL)

17,2 %

32,2 %

Moins de 8 ans

Après 27/09/2017

12,8 % (PFU)

17,2 %

30 %

Plus de 8 ans (primes ≤ 150 000 €)

Après 27/09/2017

7,5 %

17,2 %

24,7 %

Plus de 8 ans (primes > 150 000 €)

Après 27/09/2017

12,8 %

17,2 %

30 %


Après huit ans et l'abattement


Un tableau sur la fiscalité de l’assurance vie doit, pour être complet, intégrer l’abattement annuel accessible à partir du huitième anniversaire : 4 600 € pour une personne seule et 9 200 € pour un couple marié ou pacsé soumis à une imposition commune. Cet avantage se renouvelle chaque année. En répartissant les rachats dans le temps, il devient possible de réduire la charge fiscale sur les gains.


  • Abattement individuel : 4 600 € de gains par an exonérés d’impôt sur le revenu pour un célibataire, un veuf ou un divorcé détenant un contrat de plus de huit ans.

  • Abattement couple : 9 200 € de gains annuels exonérés pour un couple marié ou pacsé, lorsque les deux membres sont soumis à une imposition commune.

  • Taux réduit à 7,5 % : il s’applique aux gains dépassant l’abattement lorsque les primes n’excèdent pas 150 000 €, soit un taux global de 24,7 % prélèvements sociaux inclus.

  • Prélèvements sociaux maintenus : même lorsque l’abattement neutralise l’impôt sur le revenu, les prélèvements sociaux de 17,2 % restent dus sur la fraction de gains concernée.


Un couple dont le contrat a plus de huit ans peut ainsi retirer jusqu’à 9 200 € de gains par an sans impôt sur le revenu. Entre un retrait unique et des retraits fractionnés, l’arbitrage change tout : les seconds permettent de mobiliser plusieurs fois l’abattement annuel. BP Finance examine la composition du contrat avant toute recommandation.





Le seuil de 150 000 euros


Le seuil de 150 000 € de primes versées détermine le taux d’imposition applicable aux gains après huit ans. En dessous, le taux d’impôt sur le revenu est de 7,5 % sur la fraction dépassant l’abattement. Au-delà, la part de gains correspondant aux primes excédentaires relève du taux de 12,8 %, identique à celui du PFU. Cette limite s’apprécie globalement : tous les contrats d’un même contribuable sont additionnés, quel que soit l’assureur.


Un souscripteur détient deux contrats, 100 000 € et 80 000 € de primes. Il dépasse donc le seuil. La fraction correspondant à l’excédent est imposée à 12,8 %, et non à 7,5 %. Tout versement complémentaire peut en effet modifier la fiscalité d’un rachat ultérieur. Pour les paramètres réglementaires à jour, consultez la fiscalité de l'assurance-vie sur le site officiel du ministère de l’Économie.


Prélèvements sociaux et gains du contrat


Les prélèvements sociaux représentent la composante fiscale la plus régulière du contrat d'assurance-vie. Ils s'élèvent à 17,2 % : CSG à 9,2 %, CRDS à 0,5 % et prélèvement de solidarité à 7,5 %. À l'inverse de l'impôt sur le revenu, ils ne profitent d'aucun abattement, quelle que soit l'ancienneté du contrat. Leur application dépend toutefois du support choisi lors de la souscription.


Fonds en euros et unités de compte


La fiscalité des unités de compte en assurance vie diffère de celle des fonds en euros sur un point essentiel : le moment où les prélèvements sociaux sont dus. Avec un fonds en euros, les intérêts sont crédités chaque année et le prélèvement intervient automatiquement, sans attendre un rachat. Pour les unités de compte, les prélèvements ne sont exigibles qu'au rachat ou au décès, sur les gains effectivement constatés.


  • Fonds en euros : des prélèvements sociaux de 17,2 % sont prélevés chaque année par l'assureur sur les intérêts crédités, indépendamment de tout retrait du souscripteur.

  • Unités de compte : les prélèvements sociaux sont différés au moment du rachat ou du décès et calculés sur les gains nets constatés à cette date.

  • Contrat mixte : lorsque les deux supports coexistent, chaque enveloppe applique la règle correspondant à sa nature.


Avec des unités de compte, les gains restent investis jusqu'au retrait, ce qui peut renforcer la capitalisation sur longue durée. Cette souplesse s'accompagne néanmoins d'un risque de perte en capital, puisque la valeur des unités de compte varie selon les marchés.


L'absence d'impôt sur le revenu, permise par l'abattement annuel après huit ans, ne constitue donc pas une exonération générale. Un couple qui retire exactement 9 200 € de gains par an ne paie aucun impôt sur le revenu sur ces sommes, mais reste redevable de prélèvements sociaux de 17,2 % sur la totalité des gains distribués. Le coût atteint ainsi 1 582 €, même lorsque le revenu retiré n'est pas imposable à l'impôt sur le revenu.





Arbitrages sans imposition immédiate


Réallouer l'épargne entre supports au sein d'un même contrat d'assurance-vie, par exemple d'un fonds en euros vers des unités de compte, ne déclenche pas d'imposition. Les gains restent dans l'enveloppe. Aucun impôt sur le revenu ni prélèvement forfaitaire ne s'applique à ces opérations internes, qui permettent d'ajuster le couple risque-rendement sans perdre le cadre fiscal de l'assurance-vie.


Le mécanisme se distingue du compte-titres : chaque cession de valeurs mobilières peut y entraîner l'application du PFU sur les plus-values réalisées. Dans le contrat, l'allocation peut être réorganisée sans friction fiscale immédiate. BP Finance utilise cette possibilité pour faire évoluer les allocations en fonction de l'environnement de marché et des objectifs patrimoniaux de ses clients.


Rente viagère et fraction imposable


La sortie en rente viagère relève d'une fiscalité spécifique, distincte du régime applicable aux rachats. Seule une fraction de la rente annuelle est soumise à l'impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux. Cette part est fixée de manière forfaitaire selon l'âge du rentier lors du premier versement et reste inchangée pendant toute la durée de la rente, quelle que soit l'évolution du revenu du bénéficiaire.


  • Avant 50 ans : 70 % de la rente annuelle versée sont imposables à l'impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux.

  • Entre 50 et 59 ans : la fraction imposable est ramenée à 50 %, ce qui réduit la charge fiscale lors d'un départ anticipé à la retraite.

  • Entre 60 et 69 ans : 40 % seulement de la rente entrent dans l'assiette imposable, situation fréquente lors d'une sortie à l'âge légal.

  • À partir de 70 ans : la fraction imposable tombe à 30 %, ce qui améliore le traitement fiscal de la rente à cet âge.


La conversion du capital en rente comporte toutefois une contrainte irréversible : le souscripteur perd définitivement la libre disposition du capital et ne peut plus transmettre le contrat à ses héritiers ou au bénéficiaire désigné. BP Finance compare donc systématiquement cette option avec des rachats fractionnés, qui préservent davantage la souplesse patrimoniale et les droits de transmission.





Comment déclarer un rachat d'assurance-vie


Un rachat effectué sur un contrat d'assurance-vie entraîne des obligations déclaratives précises. La procédure varie selon qu'un prélèvement forfaitaire a été retenu à la source et selon l'option choisie entre l'imposition forfaitaire et le barème progressif de l'impôt sur le revenu. BP Finance accompagne ses clients dans le contrôle de leur déclaration annuelle, notamment pour vérifier que les montants préremplis correspondent à l'Imprimé Fiscal Unique transmis par l'assureur.



L'IFU fourni par l'assureur


Lors d'un rachat total ou partiel, l'assureur remet au souscripteur un Imprimé Fiscal Unique (IFU). Il sert de référence pour compléter ou vérifier la déclaration annuelle de revenus.


Les données de l'IFU sont souvent préremplies dans la déclaration en ligne par l'administration fiscale. Cette saisie automatique doit toutefois être contrôlée : des erreurs de ventilation entre les différentes cases peuvent apparaître, notamment lorsqu'un contrat comprend des versements effectués avant et après le 27 septembre 2017. Vérifiez les montants, puis corrigez-les si nécessaire dans les cases appropriées, notamment 2CH, 2DH et les autres rubriques correspondant à la situation.


Les versements effectués sur un contrat d'assurance-vie n'ont pas à être déclarés aux impôts, ni à l'ouverture du contrat ni chaque année. L'obligation de déclarer naît lors d'un rachat ou, dans certains cas, au décès de l'assuré. Il suffit alors de confronter ces montants à l'impôt déjà prélevé pour savoir si un complément est dû ou si un remboursement intervient.


Prélèvement forfaitaire ou barème


Pour un rachat portant sur des primes versées après le 27 septembre 2017, le souscripteur peut choisir entre le prélèvement forfaitaire de 12,8 % avant huit ans ou de 7,5 % après huit ans, et le barème progressif de l'impôt sur le revenu. Par défaut, le prélèvement forfaitaire non libératoire est appliqué à la source par l'assureur, puis régularisé lors de la déclaration annuelle.


  • Option forfaitaire : l'assureur opère le prélèvement à la source au taux applicable. Une régularisation intervient dans la déclaration si le taux définitif diffère du taux provisoire.

  • Option barème progressif : les gains du rachat s'ajoutent aux autres revenus imposables de l'année. Cette option peut être favorable lorsque la tranche marginale du souscripteur est inférieure au taux du PFU.

  • Portée globale : l'option pour le barème est irrévocable et s'étend à l'ensemble des revenus de capitaux mobiliers de l'année, pas seulement au rachat d'assurance-vie concerné.


Le bon montage dépend de la tranche marginale d'imposition du souscripteur cette année-là. Avec une tranche marginale d'imposition de 11 %, le barème peut être plus favorable que la flat tax. À l'inverse, une tranche de 30 % ou davantage rend généralement le prélèvement forfaitaire plus intéressant.





Dispense selon le revenu fiscal


Une dispense du prélèvement forfaitaire non libératoire est possible lorsque le revenu fiscal de référence de l'avant-dernière année est inférieur à 25 000 € pour une personne seule ou à 50 000 € pour un couple soumis à imposition commune. La demande doit être adressée par écrit à l'assureur au plus tard le 30 novembre de l'année précédant celle du rachat.


La correction ne pourra alors intervenir qu'au moment de la déclaration annuelle, avec une régularisation de l'impôt éventuellement acquitté.





Décès et fiscalité de l'assurance-vie


Au décès de l’assuré, le capital d’assurance-vie revient directement au bénéficiaire désigné dans la clause bénéficiaire, hors succession et hors partage notarié. Ce mécanisme permet une transmission rapide, selon une imposition distincte du droit commun des successions. Le régime fiscal dépend surtout de l’âge de l’assuré au moment du versement et du lien entre le bénéficiaire et le souscripteur défunt.


Primes versées avant 70 ans


Pour déterminer la fiscalité de l’assurance vie en succession dans le cas de primes versées avant 70 ans, la règle repose sur un abattement individuel de 152 500 € par bénéficiaire. Au-delà, les capitaux imposables sont taxés à 20 % jusqu’à 852 500 € de part taxable, puis à 31,25 % au-delà.


  • Abattement individuel : 152 500 € par bénéficiaire désigné, sans partage avec les autres bénéficiaires du même contrat ni avec ceux d’autres contrats souscrits par le défunt.

  • Taux de 20 % : applicable à la fraction des capitaux imposables située entre l’abattement et 852 500 € de part taxable par bénéficiaire.

  • Taux de 31,25 % : applicable au-delà de 852 500 € de part taxable par bénéficiaire lorsque les encours sont significatifs.

  • Conjoint et partenaire de PACS : exonération totale, sans plafond, quelle que soit la date des versements ou le montant transmis.


La clause bénéficiaire détermine directement la part exonérée. Ainsi, trois enfants désignés avant 70 ans disposent d’un abattement cumulé de 457 500 € (3 × 152 500 €), transmis hors droits. BP Finance accompagne la rédaction de ces clauses en tenant compte des objectifs de transmission et de la configuration familiale.





Primes versées après 70 ans


Lorsque les primes d’une assurance-vie ont été versées après 70 ans, l’abattement n’est plus individuel. Il devient global : 30 500 € pour l’ensemble des bénéficiaires et pour tous les contrats confondus du défunt. Ce seuil est donc plus restrictif que celui de 152 500 € par bénéficiaire applicable aux versements effectués avant 70 ans.


Au-delà de 30 500 €, seules les primes excédentaires réintègrent la succession. Elles sont alors soumises aux droits de mutation selon le lien de parenté entre le bénéficiaire et le défunt. À l’inverse, les intérêts, les plus-values et les gains capitalisés issus de ces versements après 70 ans restent exonérés de droits successoraux.


Un même contrat peut réunir des primes versées avant et après 70 ans. Chaque fraction doit alors être isolée afin d’appliquer l’imposition fiscale correspondante. Le bénéficiaire doit vérifier cette ventilation lors de la liquidation, à partir des relevés transmis par l’assureur.


Démarches du bénéficiaire au décès


La déclaration à effectuer dépend de la date de souscription du contrat et de l’âge de l’assuré lors des versements. Pour un contrat souscrit après le 20 novembre 1991, lorsque les primes ont été versées avant 70 ans, une attestation sur l’honneur adressée à l’assureur suffit généralement au déblocage des capitaux. Aucune déclaration distincte auprès de l’administration fiscale n’est alors requise.


En revanche, si des primes ont été versées après 70 ans sur un contrat souscrit après le 20 novembre 1991, le bénéficiaire doit déposer le formulaire 2705-A auprès du service d’enregistrement du défunt dans les six mois suivant le décès. Un défaut de déclaration peut entraîner des sanctions administratives et une majoration d’imposition. Pour rechercher les contrats existants, la consultation de l’AGIRA, avec une pièce d’identité et un acte de décès, reste indispensable. Retrouvez le détail de la fiscalité de l'assurance vie en cas de succession selon chaque profil de bénéficiaire.





Foire aux questions


Le montant reçu d’un contrat d’assurance-vie est-il imposable pour le bénéficiaire ?

Le capital reçu par le bénéficiaire d’un contrat d’assurance-vie n’est pas automatiquement imposable. Pour les primes versées avant 70 ans, chaque bénéficiaire bénéficie d’un abattement individuel de 152 500 €. Au-delà, une imposition à 20 %, puis à 31,25 %, s’applique. Le conjoint marié ou le partenaire de PACS est exonéré sans plafond. Pour les primes versées après 70 ans, l’abattement global est limité à 30 500 €, tous bénéficiaires et contrats confondus.

Doit-on déclarer une assurance vie aux impôts chaque année ?

Non. Les versements effectués sur un contrat d’assurance-vie n’ont pas à être déclarés à l’administration fiscale lors de l’ouverture ni chaque année. Tant qu’aucun rachat n’est réalisé, les gains restent capitalisés sans obligation déclarative annuelle. L’obligation de déclarer une assurance vie aux impôts naît uniquement en cas de rachat total ou partiel, sur la base de l’IFU remis par l’assureur, ou lors du décès si des primes ont été versées après 70 ans.

Comment réduire l’imposition lors d’un rachat d’assurance-vie ?

Plusieurs leviers permettent de limiter l’imposition. Après huit ans de détention, le contrat bénéficie d’un taux réduit à 7,5 % et d’un abattement annuel. Les retraits peuvent aussi être fractionnés sur plusieurs années afin de mobiliser plusieurs fois cet abattement : 4 600 € pour une personne seule ou 9 200 € pour un couple. L’option pour le barème progressif mérite enfin d’être comparée au prélèvement forfaitaire selon la tranche marginale d’imposition.

Des exonérations peuvent également s’appliquer sur l’impôt sur le revenu en cas de licenciement, d’invalidité ou de mise à la retraite anticipée. Le traitement fiscal dépend alors de la situation justifiant le retrait.

Les gains d’une assurance-vie sont-ils toujours soumis aux prélèvements sociaux ?

Oui. Les prélèvements sociaux de 17,2 % s’appliquent aux intérêts et aux plus-values d’un contrat d’assurance-vie, quelle que soit la durée de détention ou la situation personnelle du souscripteur. Après huit ans, l’abattement annuel réduit uniquement l’impôt sur le revenu applicable aux gains concernés : il ne neutralise pas les prélèvements sociaux.

Sur les fonds en euros, le prélèvement est opéré chaque année par l’assureur. Sur les unités de compte, il est différé jusqu’au rachat ou au décès.

Que se passe-t-il si la clause bénéficiaire est imprécise ou absente ?

Une clause bénéficiaire imprécise ou absente peut entraîner la réintégration des capitaux dans la succession du défunt. Les sommes perdent alors l’exonération et la fiscalité spécifique attachées à l’assurance-vie, puis sont soumises aux droits de succession ordinaires selon le lien de parenté.

La rédaction de la clause bénéficiaire constitue donc un acte patrimonial déterminant. Elle doit être réexaminée à chaque changement significatif de situation familiale ou patrimoniale.


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