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Assurance vie en euros et unités de compte : comment choisir ?

30 août
12 min de lecture

Comprendre le fonctionnement de l'assurance vie en euros et en unités de compte conditionne chaque décision d’allocation.



Les caractéristiques des supports, la fiscalité selon la durée de détention, les critères de répartition entre fonds sécurisés et dynamiques, ainsi que les principaux pièges à éviter conditionnent l'optimisation d'un contrat d'assurance vie sur le long terme.





Fonds en euros et unités de compte comparés


Un contrat peut associer un fonds à capital garanti et des placements exposés aux marchés financiers ou immobiliers. Pour bien choisir entre assurance vie en euros et unités de compte, il faut distinguer clairement ces deux catégories.






Le fonds en euros protège le capital


Le fonds en euros est un support d'investissement dont le capital versé est garanti par l'assureur, après déduction des frais de gestion et des prélèvements sociaux annuels. La différence entre les fonds en euros et les unités de compte tient principalement au niveau de risque accepté : le premier offre une garantie nominale, tandis que la valeur des secondes varie selon le marché. Grâce à l'effet cliquet, les intérêts acquis chaque année sont définitivement intégrés au capital.


  • Garantie du capital : l'assureur s'engage sur le montant versé, hors frais de gestion et prélèvements sociaux, contrairement aux supports exposés aux marchés.

  • Effet cliquet : les intérêts crédités chaque année sont définitivement acquis et s'ajoutent au capital garanti, sans risque de perte ultérieure sur ces gains.

  • Rendement moyen 2024 : le marché a affiché environ 2,5 % à 2,6 % brut, avec des écarts selon les assureurs allant approximativement de 1 % à 4 % net.

  • Allocation obligataire : le portefeuille d'un fonds en euros est investi à environ 80 % en obligations d'États et de grandes entreprises, ce qui explique son niveau de risque limité.


Pour comprendre le fonctionnement détaillé d'une assurance vie, notamment le taux minimum garanti et la participation aux bénéfices, BP Finance recommande de consulter les conditions générales avant toute souscription. Un rendement brut ne suffit pas à mesurer la performance nette : des frais de gestion supérieurs à 1 % par an peuvent réduire sensiblement le résultat.





Les unités de compte exposent aux marchés


Chaque unité de compte et chaque fonds en euros présents dans un contrat multisupport répondent à des règles différentes. L'assureur garantit le nombre de parts détenues en UC, mais jamais leur valeur. En 2022, les unités de compte ont enregistré en moyenne -12 %, après +9,1 % en 2021. Ces deux années illustrent l'amplitude possible des fluctuations.


Les différents supports accessibles couvrent un large spectre : actions, obligations, OPCVM, ETF, SCPI, SCI et OPCI. Leur potentiel de rendement s'accompagne d'un risque variable, directement lié à la nature des actifs et aux conditions du marché.


Le rôle du contrat multisupport


Une assurance-vie multisupport permet de combiner différents supports au sein d'une même enveloppe fiscale. À l'inverse, un contrat monosupport, investi uniquement en fonds en euros, ne permet pas la même souplesse.


L'épargnant peut modifier sa répartition par arbitrage sans sortir de l'enveloppe fiscale. L'euro-croissance constitue une troisième voie : il prévoit une garantie du capital à l'échéance, généralement après au moins huit ans de détention, avec l'objectif d'obtenir un rendement supérieur à celui d'un fonds en euros classique.


En pratique, un même contrat peut intégrer un fonds en euros, des unités de compte et l'eurocroissance.


Le rendement global dépend alors de l'allocation retenue et des arbitrages effectués au fil du temps. Avant de fixer une répartition initiale, consultez les pièges à éviter en assurance vie afin d’examiner les frais, les supports disponibles et la cohérence du montage.


Faut-il investir en unités de compte ?


La réponse dépend de votre horizon de placement, de votre capacité à encaisser une baisse temporaire et de l’objectif poursuivi. Les unités de compte offrent un potentiel de rendement supérieur au fonds en euros sur longue période : entre 4 % et 6 % par an en moyenne sur dix ans, selon les classes d’actifs. Ce potentiel s’accompagne toutefois d’une absence totale de capital garanti. Le choix n’est pas binaire : la différence se joue sur le dosage.


Les risques des UC selon les supports


Se demander s'il faut investir en unités de compte revient à évaluer précisément le risque de chaque support, car ils ne répondent pas tous à la même logique de marché. En pratique, un score SRI de 4 à 7 signale une forte sensibilité aux fluctuations; un rachat partiel avant huit ans matérialise souvent la perte. En pratique, comparez l'indicateur de risque de chaque support avant d'allouer quoi que ce soit.


  • Actions et ETF : potentiel de rendement élevé, mais volatilité forte et exposition directe aux cycles boursiers; un retrait au mauvais moment peut matérialiser la perte.

  • Obligations : risque de défaut de l’émetteur et sensibilité aux taux d’intérêt. Le risque de change s’ajoute pour les supports libellés en devises étrangères.

  • Supports immobiliers (SCPI, SCI, OPCI) : risque de liquidité pour les fonds non cotés et revente parfois retardée, avec une performance moyenne de 5,70 % en 2025 pour un risque modéré.


Les produits structurés appellent une vigilance particulière. En 2024, l’ACPR et l’AMF ont signalé que 59 % des encours classés SRI 4 à 7 relevaient d’un niveau de risque élevé, avec des barrières de remboursement défavorables. Certains supports sont labellisés ISR ou intègrent des critères ESG. Ces éléments peuvent compléter la sélection, mais l'analyse des frais et du risque reste première.





Diversifier sans ignorer la volatilité


Pour les UC, cet horizon est généralement supérieur à huit ans : cette durée permet de traverser plusieurs cycles et laisse au portefeuille le temps de se redresser. Un retrait à court terme expose à une perte concrète et définitive sur la fraction liquidée.


Elle limite l’impact d’une crise sectorielle ou géographique concentrée sur l’ensemble de l’allocation. Entre deux dates de valorisation, aucune protection ne s'applique.


Choisir une assurance vie en unités de compte


Le bon montage dépend de la cohérence entre le profil de risque déclaré à l’ouverture du contrat et les supports effectivement retenus. Un profil prudent qui investit 80 % en UC actions prend un risque incompatible avec son profil déclaré. BP Finance recommande de revoir l’adéquation entre les supports et le profil à chaque événement patrimonial majeur : changement de situation professionnelle, naissance ou rapprochement de l’âge de la retraite.


Les supports en unités de compte disponibles varient fortement d’un contrat à l’autre. Certains contrats proposent quelques dizaines de fonds, tandis que d’autres en donnent accès à plusieurs centaines, dont des ETF à frais réduits. Avant de souscrire, vérifiez la liste des supports et la grille tarifaire.


Les supports immobiliers en UC, comme les SCPI, SCI et OPCI, peuvent diversifier un placement pour les profils qui acceptent un risque modéré avec un horizon supérieur à huit ans. Leur performance moyenne de 5,70 % en 2025 les situe entre le fonds en euros et les supports actions en matière de couple rendement-risque. À anticiper dès la construction du contrat : la liquidité des fonds immobiliers non cotés peut être limitée et retarder un retrait en cas de besoin urgent.


Fiscalité de l'assurance vie selon le support


La fiscalité de l'assurance vie suit la même règle lors d'un rachat sur un fonds en euros ou sur des unités de compte : seule la part correspondant aux gains est imposable. La différence tient au moment où les prélèvements sociaux sont appliqués selon le support détenu. Cet écart influence la capitalisation à long terme, en particulier pour les contrats conservés sur une longue durée.






Rachats et prélèvements sociaux


La fiscalité des unités de compte en assurance vie se distingue de celle du fonds en euros sur un point essentiel. Les prélèvements sociaux de 17,2 % sont prélevés chaque année par l'assureur sur les intérêts crédités au fonds en euros, tandis qu'ils ne deviennent exigibles sur les gains des UC qu'au moment du rachat. Ce décalage permet aux gains investis en unités de compte de rester capitalisés plus longtemps, sous réserve de l'absence de retrait anticipé.


  • Avant 8 ans (versements post-27/09/2017) : prélèvement forfaitaire unique de 30 % sur les gains, composé de 12,8 % d'impôt sur le revenu et de 17,2 % de prélèvements sociaux, sauf option pour le barème progressif.

  • Fonds en euros : prélèvements sociaux de 17,2 % prélevés chaque année par l'assureur sur les intérêts, indépendamment de tout rachat.

  • Unités de compte : prélèvements sociaux dus uniquement lors du rachat, ce qui laisse les gains capitalisés sans ponction annuelle jusqu'au retrait.

  • Capitalisation en contrat : tant qu'aucun retrait n'intervient, les gains ne sont pas soumis à l'impôt sur le revenu. C'est l'une des différences avec un compte-titres ordinaire.


Certaines situations permettent une exonération totale des gains lors d'un rachat : licenciement avec inscription à France Travail, cessation d'activité non salariée après liquidation judiciaire, mise à la retraite anticipée ou invalidité reconnue en 2e ou 3e catégorie de la Sécurité sociale. Cette exonération s'applique quelle que soit la durée de détention du contrat et la nature des supports détenus.


L'avantage après huit ans


Un contrat d'assurance vie détenu depuis plus de huit ans bénéficie d'un régime fiscal privilégié. Celui-ci concerne les fonds en euros, les obligations en unité de compte et tout autre support logé dans l'enveloppe. L'abattement annuel porte sur les gains retirés avant imposition et se renouvelle chaque année civile : fonds euros ou unités de compte relèvent alors du même traitement fiscal.


  • Abattement annuel personne seule : 4 600 € de gains exonérés d'impôt sur le revenu par an, à condition de détenir le contrat depuis plus de huit ans.

  • Abattement couple : 9 200 € pour un couple soumis à imposition commune, avec la même condition de durée de détention.

  • Taux réduit au-delà de l'abattement : 7,5 % d'impôt sur les gains issus de primes n'excédant pas 150 000 €, auxquels s'ajoutent 17,2 % de prélèvements sociaux.


Lorsque le total des primes versées dépasse 150 000 €, ce seuil étant apprécié sur l'ensemble des contrats détenus par un même souscripteur, la fraction excédentaire des gains peut relever du taux de 12,8 % au lieu de 7,5 %. Le calcul prend en compte tous les contrats d'assurance vie détenus, quel que soit l'assureur. BP Finance recommande d'anticiper ce seuil dès la structuration patrimoniale afin d'éviter un basculement fiscal non prévu.





Transmission et clause bénéficiaire


Au décès du souscripteur, les sommes transmises par l'assurance vie échappent en principe à la succession civile. Pour les versements effectués avant 70 ans, chaque bénéficiaire désigné dispose d'un abattement de 152 500 €; au-delà, une taxation de 20 % s'applique jusqu'à 700 000 €, puis de 31,25 % au-delà. Le conjoint survivant ou le partenaire de PACS bénéficie d'une exonération sans plafond, quel que soit le montant transmis.


Les versements réalisés après 70 ans bénéficient d'un abattement global de 30 500 € sur les primes, partagé entre tous les bénéficiaires. En revanche, les intérêts capitalisés restent exonérés de droits de succession. La clause bénéficiaire doit préciser le nom, le prénom et la date de naissance du bénéficiaire, tout en prévoyant un bénéficiaire de second rang. Une rédaction imprécise augmente le risque de déshérence, dans un contexte marqué par plus de 6 milliards d'euros non réclamés gérés par la Caisse des dépôts en 2023.


Construire son allocation en assurance vie


Le bon montage dépend de l’horizon de placement, de la tolérance au risque et de l’objectif poursuivi : constituer une épargne de précaution, financer un projet, préparer la retraite ou organiser une transmission. La répartition entre fonds en euros et unités de compte doit évoluer avec la situation de l’épargnant et les conditions du marché. Une allocation mal calibrée dès l’ouverture peut pénaliser le rendement global pendant toute la durée du contrat.


Adapter la gestion à son horizon


Pour un horizon inférieur à trois ans, les unités de compte sont à éviter. Un retrait imposé après une baisse du marché transforme alors une moins-value en perte concrète. À l’inverse, un investissement réalisé vingt-cinq ans avant la retraite peut supporter une exposition dynamique en UC, à condition d’accepter la volatilité comme contrepartie d’un rendement potentiellement supérieur. Le temps reste le principal amortisseur du risque de marché en assurance vie.


  • Horizon court (moins de 3 ans) : privilégier le fonds en euros ou un placement sécurisé, sans exposition aux marchés financiers ni aux supports immobiliers non cotés.

  • Horizon moyen (3 à 8 ans) : une allocation mixte peut être envisagée, avec une part d’UC limitée aux supports les moins volatils, selon le profil de risque déclaré.

  • Horizon long (plus de 8 ans) : une exposition plus dynamique aux supports en unités de compte est cohérente, avec un basculement progressif vers le fonds en euros à l’approche de l’échéance.


La gestion à horizon organise ce basculement : la phase initiale, majoritairement investie en UC, devient progressivement plus défensive à mesure que la date cible approche. Après huit ans de détention, la fiscalité devient plus favorable; les arbitrages peuvent alors être réalisés avec un coût fiscal réduit grâce aux abattements annuels disponibles.





Répartir entre euro et UC


La sécurité immédiate du capital se paie d’un potentiel de rendement moindre à long terme : la différence se joue sur l’arbitrage entre ces deux objectifs. Il n’existe pas d’allocation universelle. Les repères suivants constituent des points de départ à ajuster selon la capacité d’épargne mensuelle, les autres placements détenus et les objectifs de transmission. BP Finance analyse l’ensemble du patrimoine avant de proposer une répartition.


  • Profil prudent : environ 70 % de fonds en euros et 30 % d’unités de compte, avec des UC orientées vers des supports immobiliers ou obligataires moins volatils.

  • Profil équilibré : répartition autour de 50/50 entre fonds en euros et UC, avec des supports diversifiés en actions, obligations et immobilier selon l’horizon.

  • Profil dynamique (retraite à 25 ans) : jusqu’à 80 % en unités de compte et 20 % en fonds en euros, avec un rééquilibrage progressif à l’approche de l’échéance.

  • Profil très prudent (horizon court) : contrat monosupport ou allocation presque intégralement investie sur le fonds en euros, sans exposition aux marchés financiers.


En gestion libre, l’épargnant sélectionne et arbitre lui-même ses supports. Cette formule exige un suivi régulier de l’allocation. La gestion pilotée confie ces décisions à un professionnel mandaté selon un profil défini à l’ouverture : prudent, équilibré ou dynamique. Les deux modes peuvent coexister sur un même contrat, certains assureurs permettant de conserver une partie en gestion libre et une autre en gestion déléguée.


Comparer les frais du contrat


Les frais constituent le principal facteur d’écart de rendement entre deux contrats présentant la même allocation. Une hausse de seulement 0,10 % des frais annuels peut créer un écart de 80 000 € sur trente ans, avec des versements mensuels de 500 €. Sur les unités de compte, les coûts se superposent : frais du contrat (0,7 % à 1,2 % par an), frais internes du support (1,5 % à 3 % par an), frais d’arbitrage (0,5 % à 1 % par opération) et frais de gestion pilotée (0,2 % à 0,5 %).


Avec un rendement brut de 3 % et des frais totaux de 2,5 % par an, la valeur réelle du contrat peut stagner ou reculer sur dix ans. Les contrats en ligne performants affichent généralement 0 % de frais d’entrée, 0,30 % à 0,60 % de frais annuels et 0,10 % à 1 % sur les supports, contre 3 % à 4 % par an pour certains contrats bancaires classiques. Les frais internes des UC sont intégrés à la performance annoncée et restent peu visibles : la notice, les annexes et le reporting permettent de reconstituer le coût global.


Les frais d’entrée appellent aussi une vérification précise. Avec 4 % de frais sur un versement de 10 000 €, seuls 9 600 € sont investis dès l’origine, ce qui crée un retard immédiat sur la performance. Au-delà de 2,5 % de frais d’entrée, l’impact sur le capital initial devient significatif. BP Finance recommande de comparer le coût total du contrat avant toute souscription ou tout arbitrage important : frais d’entrée, frais annuels, frais des supports et frais optionnels.





Foire aux questions


Quelle est la différence entre le fonds en euros et les unités de compte en assurance vie ?

Le fonds en euros garantit le capital versé grâce à l’engagement de l’assureur. L’effet cliquet sécurise ensuite les intérêts acquis chaque année. Son rendement moyen s’établissait entre 2,5 % et 2,6 % brut en 2024.

À l’inverse, les unités de compte sont des supports à valeur variable, investis sur les marchés financiers ou immobiliers. L’assureur garantit le nombre de parts détenues, mais pas leur valeur. En 2022, les UC ont perdu en moyenne 12 %, après avoir progressé de 9,1 % l’année précédente. Fonds euros ou unités de compte peuvent donc être associés dans un contrat multisupport.

Faut-il investir en unités de compte pour optimiser son assurance vie ?

Investir en unités de compte peut améliorer le rendement global d’une assurance vie sur une longue période. Le rendement moyen à long terme des UC se situe entre 4 % et 6 % par an. Cette stratégie suppose toutefois un horizon de placement supérieur à huit ans et une tolérance au risque adaptée.

Sur une durée courte, un rachat pendant une baisse des marchés peut transformer une moins-value temporaire en perte définitive. La répartition entre fonds en euros et unités de compte doit donc tenir compte du profil de risque, de l’objectif et de la durée du placement, plutôt que de la seule recherche de rendement.

Comment fonctionne la fiscalité des unités de compte en assurance vie ?

Lors d’un rachat, la fiscalité est identique pour le fonds en euros et les unités de compte : seuls les gains sont imposables. Avant huit ans, la flat tax de 30 % s’applique aux gains issus des versements réalisés depuis le 27 septembre 2017.

Après huit ans, un abattement annuel de 4 600 € pour une personne seule ou de 9 200 € pour un couple réduit la base imposable. Un taux réduit de 7,5 % d’impôt s’applique ensuite jusqu’au seuil de 150 000 € de primes versées. Les prélèvements sociaux de 17,2 % sur les UC ne sont dus qu’au moment du rachat, ce qui permet de préserver la capitalisation tant qu’aucun retrait n’est effectué.

Quels sont les risques des unités de compte en assurance vie ?

Les unités de compte présentent des risques différents selon leur support. Les supports actions sont exposés à la volatilité des marchés boursiers. Les obligations dépendent des taux d’intérêt et comportent un risque de défaut.

Les supports immobiliers non cotés, comme les SCPI ou les OPCI, peuvent subir un risque de liquidité et retarder un retrait. En 2024, l’ACPR et l’AMF ont signalé le niveau de risque élevé des produits structurés classés SRI 4 à 7 dans 59 % des encours concernés. Enfin, le risque de change concerne les supports investis en devises étrangères.

Comment choisir la répartition entre fonds en euros et unités de compte ?

Le bon montage dépend de trois paramètres : l’horizon de placement, la tolérance au risque et l’objectif poursuivi. Avec un horizon inférieur à trois ans, le fonds en euros reste généralement prioritaire. Un profil prudent peut retenir une répartition d’environ 70 % en fonds en euros et 30 % en unités de compte.

Pour un projet de retraite à vingt-cinq ans, une allocation allant jusqu’à 80 % en UC est envisageable si le risque est accepté. La comparaison doit aussi porter sur les frais globaux du contrat, qui peuvent atteindre 3 % à 4 % par an dans certains contrats classiques. L’accompagnement d’un conseiller patrimonial aide à ajuster le placement à la situation globale.


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